28/02/2013

Tribune : "Le non-cumul des mandats, c'est maintenant !"

Le non-cumul des mandats est un engagement majeur du président de la République, François Hollande, réaffirmé par Jean-Marc Ayrault. Notre pays est aujourd'hui le seul parmi les démocraties occidentales à accepter ce phénomène du cumul des mandats. Le mandat unique est chez nous l'exception.

Même si cette pratique n'était pas encore juridiquement interdite, les candidats socialistes aux élections législatives avaient pris l'engagement moral de démissionner de leur mandat dans les exécutifs locaux à l'automne. Certains ont tenu leur parole. Ils restent toutefois une minorité. Pourtant, la volonté des militants est clairement établie, et à ce jour force est de constater qu'elle n'a toujours pas été respectée.

Des parlementaires renâclent. Leur argument relatif à l'enracinement local nécessaire aux élus nationaux pour justifier le cumul des mandats n'est pas crédible. C'est oublier que la Constitution prévoit que les députés et les sénateurs sont les représentants de la Nation toute entière. L'exigence démocratique, la transparence et l'exemplarité imposent d'en finir avec cette incongruité française, tant elle empoisonne les mécanismes institutionnels.

Nous souhaitons que l'exécutif dépose un projet de loi pour une application de cette réforme dès les prochaines échéances électorales. Le moment est venu de faire preuve de courage politique, et de nous appliquer à nous-mêmes cette promesse plébiscitée par les citoyens. Il en va de notre crédibilité. Qui peut en effet aujourd'hui dans la situation de crise que nous traversons imaginer que la responsabilité d'un parlementaire, qui adopte des lois et contrôle l'exécutif, puisse être assumée à mi-temps voire à tiers temps ? Nous devons être simples, pragmatiques et efficaces : un mandat parlementaire ne doit pas être cumulé avec une participation à un exécutif local.

Cette mesure permettra une indispensable modernisation de la vie politique française. Elle constituera une avancée démocratique majeure, en entrainant un renouvellement du personnel politique au niveau local, en redonnant à la fonction parlementaire toute sa force et en favorisant la parité, la proximité, et la disponibilité des élus.

Nous sommes convaincus de la nécessité de ce changement et déterminés à son application dès 2014.

Jacques Valax, député du Tarn, et des députés socialistes :

Co-signataires :  François André, Député d'Ille-et-Villaine ; Christian Assaf, député de l'Hérault ; Nicolas Bays, député du Pas-de-Calais ; Karine Berger, députée des Hautes-Alpes ; Brigitte Bourguignon, députée du Pas-de-Calais ; Alain Calmette, député du Cantal ; Colette Capdevielle, députée des Pyrénées-Atlantiques ; Marie-Anne Chapdelaine, députée d'Ille-et-Vilaine ; Valérie Corre, députée du Loiret ; Pascale Crozon, députée du Rhône ; Seybah Dagoma, députée de Paris ; Laurence Dumont, députée du Calvados, 1ère Vice-présidente de l'Assemblée nationale ; René Dosière, député de l'Aisne ; Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis ; Chantal Guittet, députée du Finistère ; Danièle Hoffman-Rispal, députée de Paris ; Monique Iborra, députée de Haute-Garonne ; Michel Issindou, député de l'Isère ; Régis Juanico, député de la Loire ; François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône ; Pierre-Yves Le Borgn', député des Français établis hors de France ; Annick Le Loch, députée du Finistère ; Jean-Pierre Le Roch, député du Morbihan ; Catherine Lemorton, députée de Haute-Garonne ; Lucette Lousteau, députée du Lot-et-Garonne ; Patrick Menucci, député des Bouches-du-Rhône ; Philippe Noguès, député du Morbihan ; Valérie Rabault, députée du Tarn-et-Garonne ; Marie-Line Reynaud, députée de Charente ; Denys Robiliard, député du Loir-et-Cher ; Marcel Rogemont, député d'Ille-et-Villaine ; Barbara Romagnan, députée du Doubs ; Suzanne Tallard, députée de Charente-Maritime ; Cécile Untermaier, députée de Saône-et-Loire ; Jean-Michel Villaumé, député de Haute-Saône ; Paola Zanetti, Députée de la Moselle ; Alexis Bachelay, député des Hauts-de-Seine ; Jean Grelier, député des Yvelines.

01/06/2011

Les débats de pslavaur.com : Croissance ou Décroissance ?

 

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Croissance ou Décroissance ?

D’après : «  Le bonheur est-il dans la décroissance ?

de : Christophe Caresche, Géraud Guibert, Diane Szynkier

C’est quoi la décroisssance ?

Parmi les partisans de la décroissance, l’éventail des pensées est large :

  • A un bout, les adeptes de la « loi naturelle », anti-progrès, parfois même régressifs (notamment sur le statut des femmes mais pas seulement).

  • A l’autre bout, ceux qui utilisent ce terme comme « mot-obus » pour provoquer des débats, pour provoquer un « dé-tachement » de cette croissance qui est vécue telle un dogme, en tant que solution à tous les problèmes. Mais ceux-là ne proposent pas la décroissance comme autre modèle économique, comme alternative concrète.

 Quelques problèmes liés à la notion de décroissance

  • Un des problèmes de la décroissance est de ne pas avoir de définition positive : elle ne se définit que comme refus de la croissance et propose de substituer une crainte (de la catastrophe) à une espérance (d’un avenir meilleur).

  • Comment, par ailleurs, appliquer la décroissance aux pays pauvres qui déjà manquent de tout ?

  • Comment mener une telle politique sans provoquer une récession (frappant les plus pauvres) ?

  • La seule mesure de la croissance du PIB est loin d’être un indicateur pertinent : on peut imaginer une hausse du PIB (croissance) se traduisant par une baisse des productions fortement consommatrices d’énergie et un accroissement des dépenses d’éducation, de petite enfance, de culture... et, à l’inverse, une baisse du PIB pouvant très bien laisser les pollutions s’aggraver…

 Quelques positionnements

  • Pour les développementalistes, la croissance n’est pas un objectif en soi mais reste un moyen nécessaire pour financer la lutte contre la pauvreté et la transition vers une économie plus durable. C’est la thèse défendue par les « altermondialistes » d’ATTAC.

  • Certains adeptes de la décroissance sont proches des thèses de Thomas Malthus qui a été le premier à établir une relation entre l’augmentation de la richesse et la croissance démographique. Selon lui, l’amélioration du niveau de vie entraîne inévitablement une augmentation de la population, car les hommes sont alors en situation favorable pour se reproduire. Mais, à terme, cette augmentation de la population menace la prospérité. Il faut, suivant la loi des rendements décroissants, de nouvelles terres, toujours moins fertiles, pour nourrir une population toujours plus nombreuse. C’est pourquoi il considère qu’il faut contenir l’augmentation de la population et maintenir une partie de celle-ci dans le dénuement. Les guerres et les inégalités ne sont pas pour Malthus des catastrophes mais des bienfaits qui permettent d’assurer la pérennité du système économique.

 Europe-Ecologie parle de décroissance sélective

Le Parti Socialiste parle de croissance sélective

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12:04 Publié dans i) DEBATS | Commentaires (2)

04/05/2011

La Dépéche - Tribune : Changeons d'ère sans nucléaire.

LA DEPECHE DU MIDI
Publié le 04/05/2011 09:34 | Pierre Bangi, secrétaire de la section PS de Lavaur; Alain Rouquier, secrétaire de la section PS de

Changeons d'ère sans nucléaire

Pierre Bangi et Alain Rouquier (à gauche).
Pierre Bangi et Alain Rouquier (à gauche).
Alain Rouquier et Pierre Bangi.

Le projet socialiste pour 2012 prend en compte toutes les dimensions de la crise environnementale. Il affirme une volonté de renouvellement écologique, démocratique et social de la société.

La question énergétique est à la confluence de ces trois préoccupations : l'énergie est un bien public car chaque citoyen doit y avoir accès, elle est une ressource rare dans un monde fini, et sa répartition, les risques induits par sa production, les conflits d'usage doivent faire l'objet de débats publics, d'information transparente et de choix politiques.

Évidemment il faut lever les tabous : le nucléaire est au cœur de ces questions en France. Nous ne pouvons plus considérer qu'il s'agit d'une option naturelle et évidente.

Nos choix énergétiques et les priorités budgétaires qu'ils impliquent ne peuvent plus être déterminés par une poignée de décideurs, comme l'a fait Nicolas Sarkozy lors du denier conseil de politique nucléaire il y a 2 mois.

Nous nous félicitons que le projet du parti socialiste amorce une véritable transformation écologique de la société fondée sur la diminution de nos consommations d'énergies et le développement des renouvelables, permettant la fin de la dépendance au nucléaire et au pétrole.Nous souhaitons continuer ce débat fécond qui montre l'engagement du parti socialiste et de ses militants sur les questions écologiques.

 

11:16 Publié dans i) DEBATS | Commentaires (1)

05/04/2011

Réforme de la fiscalité : Vers une révolution fiscale ?

Les socialistes de Lavaur ont travaillé ce printemps sur la fiscalité.

Nous mettons à votre disposition un diaporama, très complet, de présentation de l'ouvrage "Pour une révolution fiscale" des économistes Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez.

Ce diaporama a été réalisé par des militants de la section de Lavaur.

Pour y accéder : cliquez ici. DIAPORAMA

Vous pouvvez vous rendre aussi, pour plus d'informations, sur le site internet lié au livre : http://www.revolution-fiscale.fr/

D'autre part et avant de passer au proigramme détaillé, voici les proposition des socialistes pour la fiscalité, là aussi, sous forme de diaporama. Cliquez ici : Diaporama Propositions

09/01/2011

Bernard Carayon, les musulmans et le calcul politique

 

Editorial de l’hebdomadaire TEMOIGNAGE CHRETIEN - 5 janvier 2011 - www.temoignagechretien.fr

Par Luc Chatel

Le député UMP du Tarn s’est exprimé le 2 janvier, en réaction à l’attentat qui a causé la mort de 21 coptes en Égypte. Il a appelé dans un communiqué « les Français musulmans » à « ne plus offrir leur solidarité silencieuse à ces atrocités ». 

Bernard Carayon, député UMP du Tarn, a écrit à l’archevêque de Toulouse Mgr Le Gall, en août 2010, quand ce dernier avait dénoncé les expulsions de Roms. Le parlementaire le lui avait reproché, en tant qu’élu et « catholique blessé ». 

On ne sait si c’est l’élu ou le catholique qui s’est exprimé le 2 janvier, en réaction à l’attentat qui a causé la mort de 21 coptes en Égypte. Il a appelé dans un communiqué « les Français musulmans » à « ne plus offrir leur solidarité silencieuse à ces atrocités ». 

Si l’on comprend bien M. Carayon, tous les musulmans, du fait de leur croyance commune, sont comptables des actes commis par chacun de leurs coreligionnaires. Un musulman de Besançon est ainsi sommé de dénoncer publiquement tout crime commis par un autre musulman à Singapour ou Tahiti. 

Une telle déclaration, outre son absurdité, pose deux problèmes.

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11:54 Publié dans i) DEBATS | Commentaires (0)