22/03/2011
Conseil Muncipal du 18 Mars - Articles de Presse
LA DEPECHE DU MIDI - Publié le 21/03/2011 08:16 | Richard Bornia
Lavaur. L'heure des comptes et des contes au conseil
Vous voulez endormir une salle ? Vous souhaitez calmer par avance des esprits susceptibles de s'échauffer ? Jean-Pierre Bonhomme, le premier adjoint au maire a administré la preuve que l'on pouvait diriger les débats d'un conseil municipal dans le calme.
D'une vois monocorde, il a rempli parfaitement sa mission : ennuyeux souvent, mais toujours serein. En début de séance, Bernard Carayon a laissé son fauteuil à son premier adjoint, puisque le règlement prévoit que la séance consacrée aux comptes administratifs de l'exercice 2010 ne soit pas présidée par le premier magistrat de la ville. Après l'examen des comptes administratifs (nous y reviendrons dans nos prochaines éditions), le gros morceau à l'ordre du jour était le débat d'orientations budgétaires.
Après avoir replacé ce débat dans le contexte économique national et international : «La situation s'améliore en France mais reste encore très fragile», B.Carayon a affirmé que le contexte local était plus favorable que celui de l'ensemble du département : «Le chômage s'est stabilisé à Lavaur, le développement démographique et économique se poursuit. Il a souligné l'activité du centre hospitalier : «Enfin sauvé !».
Bien entendu ce bilan ne correspond pas du tout à la vision de Xavier Parent du groupe Union de la Gauche et de Véronique Fabries du groupe «Lavaur, notre ville». X.Parent : «A travers ce méli-mélo d'intentions, d'humeurs et de chiffres, nous retrouvons un copier-coller des années précédentes qui relève plus de la communication politique que de la réalité vauréenne.»
Et Xavier Parent appuye là où il pense que cela fait mal : la dette. «En 2008, l'encours de la dette est de 1277 €, en 2010, il pointe à 1609 €. A son tour V. Fabries martèle : «Les Vauréens n'ont pas tous la mémoire courte et sauront se souvenir, le moment venu, de vos engagements tonitruants à gérer cette ville en bon père de famille. Si, à l'instar de votre premier adjoint, bien plus présent que vous dans notre cité, vous aviez un tant soit peu conscience des difficultés économiques et sociales de ses habitants, anciens ou nouveaux, vous n'oseriez pas affirmer avec toujours la même arrogance que le contexte local est favorable.» Des échanges vifs s'ensuivent.
Bernard Carayon défend adroitement son bilan bien secondé par Joseph Dalla Riva qui aura plusieurs interventions opportunes. Côté opposition, Bangi, Parent, Odetti et Fabries avancent leurs critiques, posément mais sûrement. Les débats ont très souvent été d'une bonne tenue, les élus abordant des questions essentielles : budget,
investissement, dépense, marquant leur désaccord profond entre majorité et opposition, sans s'injurier ou se traiter de noms d'oiseaux.
Lavaur. Le conseil municipal: cigale ou fourmi ?
endettement municipal
«La mobilisation de l'emprunt a été cette année historique. Nous ne pouvons que nous inquiéter des remboursements en capital et en intérêts qui vont prendre des proportions très importantes dans les prochaines années. Tôt ou tard, vous devrez en passer par des mesures difficiles pour les Vauréens.» Pierre Bangi comme ses collègues du groupe PS au conseil municipal n'en démord pas : la commune est surendettée et il faudra un jour payer l'addition. Lors du dernier conseil municipal, majorité et opposition ont marqué leur profond désaccord sur cette question . «La pression fiscale est relativement faible à Lavaur. Le taux vauréen de taxe d'habitation est un des plus bas, sinon le plus bas de la région», indique Bernard Carayon le maire. Il précise ses objectifs : «Une gestion rigoureuse des charges, une poursuite de la politique de modération fiscale, une défense du service public et un soutien à l'activité économique. Quant aux emprunts, ils sont à un taux historiquement bas. Nos investissements sont importants, bien sur nous assisterons à une pause une fois qu'ils seront réalisés». Des arguments que Véronique Fabries, du groupe Lavaur, notre Ville, balaye d'un revers de main : «Votre manque d'imagination dans ce débat d'orientation budgétaire, qui n'a de débat que le nom, nous conforte dans l'idée que vous n'avez plus d'arguments pour justifier votre gestion de la ville de Lavaur».
En résumé, l'opposition reproche à la majorité municipale d'endetter inconsidérément la commune, laquelle majorité justifie ses dépenses et son budget par les nombreux travaux engagés : mise en valeur du quartier du Pigné, création de pistes cyclables, nouvel hôtel de ville, etc.
Vendredi soir ce débat a donné lieu à des échanges de qualité entre les protagonistes( voir notre édition de lundi). Des échanges qui dessinent clairement les clivages entre la majorité et l'opposition.
08:58 Publié dans b) LAVAUR ACTU | Commentaires (1)







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Écrit par : Interdit bancaire | 23/09/2011
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